Month: mai 2015

Bio-bitumes : une alternative à fort potentiel ?

Les micro-algues constituent une source très prometteuse d’alternative au pétrole et ceci, sans concurrencer l’industrie alimentaire. Pour la première fois, elles ont été utilisées pour faire du bitume ! Des chercheurs des laboratoires Chimie et interdisciplinarité : synthèse analyse modélisation (CNRS/Université de Nantes), Génie des procédés − environnement − agroalimentaire (CNRS/Université de Nantes/ONIRIS/Ecole des Mines de Nantes), Matériaux pour infrastructures de transports (Ifsttar), Conditions extrêmes et matériaux : haute température et irradiation (CNRS), en collaboration avec l’entreprise AlgoSource Technologies, ont apporté la preuve de concept de ce bio-bitume, dont les caractéristiques sont très proches du « vrai » bitume de nos routes. Leurs travaux sont publiés dans le numéro d’avril de la revue ACS Sustainable Chemistry & Engineering.(CNRS Nantes) 

Les micro-algues sont connues depuis longtemps pour leurs applications comme colorants en cosmétique ou comme compléments alimentaires. Leur raffinage pour produire, par exemple, des biocarburants, est une idée qui a émergé ces dernières années.

Aujourd’hui, les micro-algues font partie des alternatives prometteuses au pétrole. Avec le développement de procédés efficaces et rentables, de nombreux produits issus de l’industrie du raffinage deviendraient accessibles. Dans le cadre du programme Algoroute, financé par la région Pays de la Loire, des chercheurs de laboratoires nantais et orléanais1 ont produit du bio-bitume en valorisant des résidus de micro-algues, issus par exemple de l’extraction de protéines hydrosolubles des algues pour l’industrie cosmétique. Ils ont utilisé un procédé de liquéfaction hydrothermale, plus simplement de l’eau sous pression (à l’état sous-critique) : celui-ci transforme ces déchets de micro-algues en une phase visqueuse noire hydrophobe (bio-bitume) ayant un aspect proche de celui d’un bitume pétrolier.

Ce procédé est réalisé avec un rendement de conversion actuel de 55%. Alors que la composition chimique du bio-bitume est complétement différente de celle du bitume issu du pétrole, ils présentent des similarités : la couleur noire et les propriétés rhéologiques2. Liquide au-dessus de 100°C, le bio-bitume permet d’enrober les agrégats minéraux ; viscoélastique de -20 °C à 60 °C, il assure la cohésion de la structure granulaire, supporte les charges et relaxe les contraintes mécaniques. Des analyses de tenue dans le temps ont débuté, ainsi que des études pour évaluer la rentabilité du procédé dans la perspective d’une production à grande échelle.

Reste à démontrer que le bitume algal, testé en laboratoire sur des échantillons d’enrobés, peut être exploité en conditions réelles sur le réseau routier et autoroutier, avec une tenue dans le temps suffisante. Les essais doivent être menés dans les trois à cinq ans à venir, à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux. (le Monde)

Cette innovation apporte une nouvelle option potentielle pour l’industrie routière, actuellement entièrement dépendante du pétrole. Jusqu’à présent, les bio-bitumes développés intégraient des huiles d’origine agricole (avec l’inconvénient d’entrer en compétition avec la nutrition humaine) ou issues de l’industrie papetière, mélangées à des résines pour améliorer leurs propriétés viscoélastiques. Utiliser des micro-algues, dont la culture ne nécessite pas la mobilisation de terres arables, présente donc une solution attractive.

Le Bureau SES

Une conférence qui fait bouger les lignes

                                          Affiche conference

                         C’est avec beaucoup d’attention qu’un public averti des dégradations environnementales a écouté ces spécialistes des impacts sur la santé public et sur les liens de plus en plus évidents entre les épidémies de maladies chroniques que nous connaissons actuellement (cancer, diabète, maladies neuro-dégénératives, etc) et ces envahissements de l’espace public par toutes sortes facteurs chimiques et autres agents physiques. Le débat s’est appuyé sur un large éventail de questions et de témoignages d’observateur et d’acteurs préoccupés de la petitesse et de l’extrême lenteur des réponses apportées, chacun se souvient qu’il a fallu vingt ans de combat de la part des ONG et Associations pour arriver à mettre hors jeu le glyphosate de chez Monsanto, déclaré « cancérogène probable, cat2a ».  Conférence du 17 Avril  Les intervenants n’ont pas manqué de souligner l’importance du mouvement citoyen, de l’engagement personnel, de la vigilance et de l’esprit d’initiative pour faire remonter les écarts et entorses aux règles d’usage (savoir vivre, usage, respect..) et règlements nationaux. Si le respect des règles passent par un auto contrôle citoyen, nous constatons un désengagement de l’administration qui  laisse trop libre court à des acteurs peu au fait de leur responsabilité. Le public n’a pas manqué de rappeler le désastre de la gestion de l’incinérateur de ST Marcellin, des mises à décharge sauvages du mâchefer en résultant, des dégazages nocturnes d’une usine de peinture et des évacuations de fumées dans les jardins du lotissement de La Sône par une  station d’enrobé bitumineux et la liste est malheureusement trop longue.

2 bateau a roue (1)

SERA (Santé-Environnement Rhône Alpes), FRAPNA, OKAPI (Observatoire qualité air), votre association SES et bien d’autres sont là pour vous aider à la formulation, à la constitution de lettres et autres documents afin d’éveiller un débat public.

Cette première conférence est un franc succès, nos remerciements vont à ce nombreux public, aux intervenants et aux représentants élus qui nous ont honorer de leur présence.

Le Bureau SES

Ci après les articles parus dans la presse locale. Dauphiné Libéré,Une conférence qui fait bouger les lignes, article paru dans le DL du 19 Avril 2015

Celui de Mémorial comporte quelques inexactitudes que nous pardonnons volontiers a Maëva Martin journaliste en devenir. Par contre nous nous élevons sur une affirmation dénuée de fondement (une de plus) de la Routière Chambard (NDLR article du Mémo), SES n’a jamais émis la moindre sélection, retenue ou réserve sur la participation publique à la conférence.

Mémo Conf.17 Avril 2015 (1)

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